Voilà, c’est déjà vendredi (le temps file file !), il est temps de se faire 4h de route et de rentrer à Perth. Heureusement, j’ai laissé papa conduire un bout de la route ce qui m’a permis de me reposer un peu et de profiter aussi du paysage.
Nous sommes rentrés à Perth sur le coup des 13h. On a mangé, déballé nos affaires, allé faire quelques courses souvenirs de dernières minutes…ils ont commencé à refaire leurs valises (j’en ai profiter pour charger les parents avec un peu de bordel dont je n’avais plus besoin ici ! oui oui, je sais c’est difficile à croire venant de moi, mais oui, j’ai entassé un peu de bordel en un an ici ! on ne me refera pas, qu’est ce que vous voulez !)
Pour le dernier dîner ensemble, nous sommes allés au kebab sur Scarborough Beach. Ensuite il a fallu que je m’absente un moment (un moment qui a duré un peu plus longtemps que prévu, parce que j’aillais dans un endroit que je ne connaissais pas, et ensuite il fallait que je dépose quelqu’un ailleurs…bref, un bordel pas possible. Mais bon voilà quoi, c’est toujours la même chose quand on cherche des produits locaux…on sait jamais combien de temps ça va prendre et où on va atterrir !!). Mais bon, au moins cette quête à été fructueuse !
Et voilà, le lendemain matin, samedi, lever à 5h30, et puis j’ai emmené les parents à l’aéroport, et en moins de temps qu’il faut pour le dire…ils étaient déjà repartis pour la France, dans leur hiver franc-comtois.
C’est l’heure du bilan je crois : très bonnes vacances, j’ai été très très contente de revoir mes parents. Peut-être certaines choses se seraient passées différemment si je les avais eu rien que pour moi (c’est mon côté grosse égoïste qui ressort), le temps est passé vite, très vite, trop vite. J’aurais bien aimé aussi pouvoir avoir l’esprit plus léger pendant ce temps et ne pas avoir les soucis qui me rappellent à l’ordre tout le temps. J’aurais voulu pouvoir éviter cette dispute avec la mère aussi. Eh oui, mais bon, c’est comme ça quoi, ça a toujours été clash sur clash avec elle, on peut rien y faire, on est très différentes. Et puis il y avait tout le contexte : ils se sont sentis jetés trop précocement dans le mode de vie australien, un peu abandonné par moi… alors que de mon côté l’objectif était simple : leur en faire découvrir un maximum en un minimum de temps (et je me suis décarcassé pour leur organiser ces vacances là, c’était vraiment du boulot mine de rien), les mettre le plus vite possible au contactes des gens qui parlent anglais (surtout qu’ils m’avaient bien précisé avant leur arrivée qu’ils voulaient le faire, et essayer de se débrouiller)….bref, on n’étaient pas tout à fait dans la même idée, ça a clashé, il fallait un temps d’adaptation pour eux (à l’anglais, à l’Australie, à moi aussi), et pour moi (à gérer 4 personnes dont 2 que je ne connais pas bien les capacités, et à me réhabituer à mes parents). Mais quoi qu’il en soit, tout s’est généralement bien passé ; de mon point de vue bien sûr. J’ai réussi à leur faire voir et découvrir plein de choses, à leur faire se rendre compte de ce que c’est d’être et de vivre à long terme dans un pays étranger à l’autre bout du monde où on parle une langue différente ! Le contexte pour eux et pour moi était juste différents (et probablement nos attentes aussi) : ils arrivaient de l’hiver pour 2 semaines de vacances de rêves en Australie avec leur fille qu’ils n’avaient pas vu depuis un an ; moi, j’étais en Australie depuis un an, je connaissais tout ça, je m’étais décarcassé pour leur prévoir des vacances que j’espérais leur conviendraient, et j’étais dans une salle période de transition avec plein de soucis à la cons qui s’entassaient les uns après les autres (van, voiture, appart, internet, boulot, Victoria, déménagement, sous…). J’ose espérer que les petits points négatifs qu’ils ont ressentis n’entacheront pas l’image de leurs vacances en Australie, du voyage, de moi… en tous cas, ça n’a pas entaché mes vacances, on a passé d’excellents moments (et les hauts et les bas entre nous, on les a toujours eu, et on les aura toujours, on est juste une famille quoi !).
Maintenant, il est temps pour moi de tourner une autre page du livre de ma vie, et de prendre des décisions quant à savoir ce que je vais faire en 2008.